Les sculptures parisiennes

Selon June Hargrove, la ville de Paris “est non seulement la scène de virulents débats politiques qui ont entraîné la naissance de nombreux monuments, mais encore le centre artistique où la tradition monumentale trouve sa forme, ses sujets et son style”1. Cette “statuomanie” peut être étudiée à l’envi grâce aux fonds de la Bibliothèque historique, notamment en matière de photographies.
Les sources topographiques
La salle de lecture de la BHVP propose des livres, en accès libre, qui aident à identifier les statues commémoratives présentes ou disparues dans l’espace public de la capitale. Le catalogue des bibliothèques spécialisées permet d’effectuer une recherche par nom d’artiste ou noms de lieux qui accueillent des statues : places, carrefours, squares, jardins, mairies, cimetières, gares, ponts ou encore aménagements pour le chemin de fer métropolitain de Paris. Pour le Métro parisien, on peut notamment penser aux décorations en fonte du viaduc de Passy / Pont de Bir-Hakeim terminé en 1905. Un album de photographies nous présente le sculpteur G. Michel (1851-1924) devant son groupe sculpté “Les Nautes”2.

Voici quelques thématiques que vous pourrez retrouver au catalogue (liste non exhaustive) :
- Statues déplacées après la Révolution : les statues du pont de la Concorde sont envoyées au musée créé par le roi Louis-Philippe (1773-1850) à Versailles en 1836 pour présenter un panorama de l’histoire de France.
- Statues commémoratives : le Monument au maréchal Moncey par A. Doublemard (1826-1900) en souvenir de la défense de la barrière de Clichy en 1814 contre les troupes russes est achevé en 1869.
- Statues installées lors des aménagements de l’espace urbain, comme sur la place de la Bastille.
- Statues pour des monuments parisiens ou leurs abords : réorganisation de la BnF avec la salle Labrouste, entre 1861 et 1868.


Autres sources primordiales, les photographies d’Eugène Atget (1857-1927) nous renseignent sur les arbres et statues de Paris, Versailles, Sceaux ou Saint-Cloud. En 1898, il documente le jardin du Luxembourg et ses cohortes de nourrices. On notera aussi le jardin du Palais royal ou le parc Delessert de Passy. Les statues du jardin des Tuileries retiennent particulièrement son attention, lors de plusieurs campagnes de prises de vue3.

Déterminer “ce qui est” de “ce qui n’est plus” : les sculptures disparues
Parmi les sculptures disparues de l’espace parisien, plusieurs ont en commun d’avoir été déboulonnées durant la Seconde Guerre mondiale.
Le monument à Gambetta, presque oublié, était anciennement installé au cœur de Paris sur la cour du Carrousel, aujourd’hui cour Napoléon (1er arrondissement). La mort prématurée de Léon Gambetta (1838-1882) incite l’Alliance démocratique à mettre en place une souscription. Le cartouche central du monument revient sur le déroulé de son financement : “Dix-neuf journaux républicains de Paris et cent cinquante autres de province ont prêté leur publicité. 280 000 citoyens français ont souscrit individuellement, d’autres en plus grand nombre ont pris part aux collectes faites en France et dans les colonies françaises. Le Comité a reçu des souscriptions de toutes les colonies de Français en terre étrangère et des dons individuels de beaucoup d’étrangers”4. D’ailleurs, la Bibliothèque historique conserve un projet dessiné par Fedor Hoffbauer (1839-1922) pour un monument en l’honneur de l’homme politique. Gambetta, membre du gouvernement de la défense nationale en 1870 et député du 20e arrondissement, devait recevoir ainsi une “gloire immortelle” en devenant le symbole de la République. Le concours pour ce monument est lancé en 1884 : l’ensemble est inauguré le 14 juillet 1888.

(4-EPM-00411)
Le monument, de 24 mètres de haut, était constitué d’un imposant obélisque orné d’allégories et couronné du Triomphe de la démocratie. Pour June Hargrove, le groupe central avec Gambetta réalisé par Jean-Paul Aubé (1837-1916) s’inspire clairement du bas-relief, La Marseillaise, de François Rude (1784-1855). À l’arrière, on voit deux enfants de bronze, symboles du Travail et de la Défense de la Patrie, qui se serrent la main5.
Pourquoi n’est-il plus en place aujourd’hui ? En 1941, le régime de Vichy lance une campagne de réquisition des métaux non ferreux : les éléments de bronze sont alors fondus et la statue perd de sa cohérence6. En 1954, les squares sur la place sont supprimés et les monuments enlevés afin de dégager la vision des façades du musée du Louvre. Le monument à Gambetta est donc démonté et entreposé dans les réserves du Palais de Tokyo. C’est à l’occasion du centenaire de la mort de Gambetta, en novembre 1982, qu’une partie du groupe est déposée dans la square Edouard-Vaillant (20e arrondissement)7.
Dans le quartier Maubert, une autre statue est fondue sous l’Occupation, la statue d’Etienne Dolet, inaugurée par la Ville de Paris en 1884. Condamné au bûcher pour hérésie, au 16e siècle, Dolet était devenue au début du 20e siècle, la mascotte des libres penseurs et anticléricaux et sa statue, un lieu de rassemblement.

Raoul Minot (1893-1945), résistant mort en déportation, est l’auteur de centaines de photographies parisiennes prises illégalement entre 1940 et 1942. Il témoigne d’autres disparitions/fontes de statues durant l’Occupation. Celle de Voltaire réalisée par Jospeh-Michel Caillé (1836-1881) a toute son attention. Commandée à l’occasion du centenaire de la mort du philosophe, elle a été inaugurée non loin de l’Institut (6e arrondissement) en 1885 : “la statue de Voltaire devait être en bronze puisqu’elle est partie pour une destination inconnue…quai Malaquais, 28 décembre 1941” commente R. Minot sur sa photographie encore récemment anonyme8. Rappelons que depuis le 16 septembre 1940, une ordonnance du commandant militaire en France interdit à Paris de « photographier en plein air ou du fond d’une enceinte et de l’intérieure d’une maison ». En 1942, les sanctions augmentent en cas d’infraction à cette ordonnance du Militärbefehlshaber in Frankreich.
Dans le fonds Jean Cocteau, nous détenons cinq photographies d’une série prise clandestinement par Pierre Jahan (1909-2003) en 1944 dans un entrepôt de statues parisiennes déboulonnées. Après guerre, une dizaine d’images sont utilisées pour illustrer le texte de Cocteau (1889-1963), La mort et les statues9. Le musée Carnavalet conserve la maquette de ce livre avant qu’il ne soit publié aux éditions Compas en 1946 (Inventaire : PH331-8). Les crocodiles qui provenaient du bassin sous le Triomphe de la République par J. Dalou (1838-1902), place de la Nation, sont ainsi photographiés dans un amas de statues déboulonnées. L’historienne Françoise Denoyelle revient sur le témoignage de P. Jahan pour la revue Objectif en 1994 : il confessait n’avoir eu guère envie de “montrer ces photos, images d’une horreur toute abstraite et surréaliste qui s’effaçait devant celle que nous connûmes alors des camps de concentration”10.




Au gré de recherches, on peut aussi retrouver des statues non livrées, donc non installées dans l’espace public, qui apparaissent pourtant au hasard de clichés parisiens. En 1941, André Zucca (1897-1973) est “accrédité par l’occupant” pour le magazine allemand de propagande Signal : il a le droit de photographier Paris et l’Occupation sous autorisation. Il s’arrête devant une ronde-bosse déposée parmi de la ferraille par des chiffonniers de la Zone. Après vérification, cet ensemble sculpté de Paul Landowski (1875-1961) a été exposé en 1923 au Salon des Artistes Français avec l’obtention d’une médaille d’honneur. Toutefois, « la sculpture ayant été détériorée, l’artiste [a été] autorisé à ne pas la livrer »11 : on ne la connaît que grâce à des photographies.
Sur ce phénomène du « Paris déplacé », nous renvoyons au livre de Ruth Fiori.
Salons et Expositions universelles : les commandes
Si la bibliothèque conserve peu de photographies des deux premières Expositions universelles parisiennes de 1855 et 1867, les six suivantes sont bien mieux documentées :

- Exposition universelle de 1878 : la statue de P. Rouillard (1820-1881), Cheval à la herse, est désormais installée sur le parvis du musée d’Orsay.
- Exposition universelle de 1889 : l’installation de la galerie Rapp12
- Exposition universelle de 1900 : le fonds du photographe Henry de Lestrange (1854-1926) (Cote : NV-009-0356 et al)
- Exposition des arts décoratifs de 1925 : l’ensemble de photographies de Marc Vaux13 sur la Pergola sculptée de “la Douce France” installée pendant l’Exposition sur l’esplanade des Invalides à l’initiative du critique d’art Emmanuel de Thubert (1878-1947) (Cote : 4-EPN-06349 et al)
- Exposition coloniale de 1931 : la construction du Musée permanent des Colonies avec le bas-relief d’Alfred Auguste Janniot (1889-1969) sur plus de 1130 m² de façade ou l’installation de la statue en bronze doré créée par Léon-Ernest Drivier (1878-1951) (Cote : NV-006-12696 et al)
- Exposition internationale des Arts et Techniques dans la Vie moderne de 1937 : on citera le groupe sculpté de Joseph Thorak (1889-1952) situé devant le Pavillon de l’Allemagne nazie et le Pavillon de l’URSS surmonté du groupe L’Ouvrier et la Kolkhozienne par Véra Moukhina (1889-1953).
Pour saisir l’activité artistique de Paris à cette période, il faut consulter une documentation variée sur les événements organisés afin de valoriser la production de sculptures :
- Le salon officiel des artistes vivants organisé chaque année dans le Palais de l’industrie14
- Le Salon des Indépendants ((même s’il s’agit souvent de peintures, voir le catalogue des bibliothèques spécialisées))
- Le Salon des Tuileries15
- Le Salon d’Automne16
- Les Académies : Académie Colarossi dite aussi Académie de la Grande Chaumière, l’Académie Jullian17, Vassilieff, etc.
- Les galeries : consulter le fonds : Ephémères des galeries d’art de Paris et d’Ile de France.


(peinture présentée au Salon officiel de 1880, aujourd’hui au musée d’Orsay)

Les catalogues de Salon nous apprennent beaucoup sur les exposants et leurs œuvres. Par exemple, au Salon d’Automne de 1925, Morice Lipsi (1898-1986), noté Moryce Lipchytz, résidant alors à la cité d’artistes de La Ruche (15e arrondissement), propose un portrait de Florian Parmentier, poète et critique d’art, réalisé en ciment18.
La Bibliothèque historique conserve plusieurs photographies prises lors de salons (surtout le Salon officiel) : elles gardent la trace sur leur carton de présentation d’une dédicace d’un sculpteur et, parfois, du contexte de la réception de la photographie à la bibliothèque. Par exemple, on trouve quelques envois de photographies adressées à Philippe Burty (1830-1890), critique d’art mais surtout “inspecteur des Beaux-Arts” depuis 1881 : Émile Boisseau et Émile-François Chatrousse, deux sculpteurs, pour ne citer qu’eux19. Ce type de sollicitation portait-il ses fruits ? En 1884, le plâtre La défense du foyer de E. Boisseau est acquis au Salon par la Ville de Paris pour 8000 Francs ; l’année suivante, le marbre est commandé et installé au Champ de Mars en 1889. Le groupe est toujours visible à côté des Invalides (7e arrondissement) aujourd’hui.

Le cas d’Urbain Basset (1842-1926), est intéressant : “En 1876, il expose au Salon de Paris une épreuve en plâtre du Torrent, projet de fontaine, souvenir du Dauphiné, en espérant obtenir l’achat de l’État qui lui permettrait alors de fondre l’épreuve en bronze. Essuyant un refus, le sculpteur recourt à différents emprunts afin de réaliser son épreuve finale. Présenté au Salon de Paris de 1878, Le Torrent (…) est finalement acheté par l’État et envoyé au musée de Grenoble la même année”20. Le tirage que nous conservons de ce “torrent” en plâtre, probablement photographié dans l’atelier parisien de l’artiste en 1876, est adressé avec un “hommage sympathique”, à Monsieur Blancard. Autre exemple, autre artiste : sur le carton de la photographie de La Fortune enlevant son bandeau , statue de Gustave Michel (1851-1924) présentée au Salon de 1888, on lit “Photographie jointe à la demande d’achat adressée à la Ville de Paris. G. Michel 7 mai 1888”.
Balayer cette documentation plurielle permet de croiser des noms célèbres comme d’autres plus confidentiels. Le centre de documentation du musée d’Orsay, qui documente 80 000 artistes ayant créé entre 1848 et 1914, ne doit pas être négligé pour faciliter ces identifications.
Par exemple, la sculptrice Marie-Berthe Cazin (1872-1971) : nous conservons un tirage pris au musée du Luxembourg qui montre son buste de David donné à l’Etat en 1893. Épouse de Jean-Charles Cazin (1841-1901), peintre et céramiste comme lui, elle expose au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts entre 1899 et 1910. Sa statuette de Coquelin en Cyrano, aujourd’hui au musée d’Orsay, faisait partie de la collection d’Alfred Chauchard (1821-1909) qui la légua à l’État21.
Nous renvoyons aussi vers les dossiers iconographiques de lieux (Cotes : 1-EST-….) et vers les dossiers biographiques de sculpteurs (Cotes : 4-BIO-….) de la fin du 19e siècle au début du 20e siècle, constitués par nos prédécesseurs à la Bibliothèque historique : des coupures de presse, impressions photomécaniques, extraits de poème, etc, vous permettront d’en savoir davantage sur une œuvre ou sa réception.


Les sculptures dans Paris : des lieux publics aux lieux privés
Cachés des regards des passants, on ne peut ignorer la grande richesse des collections de sculptures des musées parisiens et ceux d’Ile-de-France que l’on retrouve dans nos collections :
- Musée du Louvre
- Musée du Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
- Musée du Luxembourg qui présente les œuvres des sculpteurs vivants jusqu’en 1939 (par exemple, ces cartes postales Cote : CPA-3686)22
- Musée de l’Orangerie
- Musée des sculptures comparées / Musée des monuments français
- Musée du château de Versailles
- Musée Rodin (inauguré en 1919)…
On n’oubliera pas aussi d’évoquer des musées disparus du Paris de la fin du 19e siècle qui conservaient des sculptures. Pour preuve, le musée Ermance Marchoux communément appelé musée de Caen23. Il était installé au rez-de-chaussée du pavillon ouest du Palais de l’Institut (6e arrondissement) dès 1879 et présentait une importante collection de peintures, sculptures et dessins d’architecture exécutés par les anciens pensionnaires de la Villa Médicis jusqu’en 1958.
Encore plus confidentiel, on peut aussi citer les intérieurs d’ateliers de sculpteurs où l’on voit des œuvres à l’état d’ébauche. Une exposition récente du musée Bourdelle, inauguré en 1949 dans l’atelier du sculpteur, revenait sur l’importance des rapports de transmission au sein de ces lieux de vie, de travail et d’enseignement, entre maître, élève ou praticien.
Le travail de la photographe Thérèse Bonney (1894-1978) doit être également mentionné. Cette dernière est partie à la rencontre des artistes du quartier du Montparnasse et du Paris Bohême de l’Entre-deux-guerres. On identifie, par exemple, les sculpteurs :
- Félix Benneteau-Desgrois (1879-1966)
- Jane Blanchot (1884-1979)
- Antoine Bourdelle (1861 – 1929)
- Alexander Calder (1898-1976)
- François Victor Cogné (1876 – 1952)
- Herbert Haseltine (1877–1962) qui vit à Paris jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale
- Mateo Hernandez (1885-1949)
- Alfred Janniot (1889-1963)
- Joël et Jan Martel
- Louis Mascré (1871-1929)
- Andrew O’Connor (1874-1941)
- Constantino Patrizi (18..-19..)
- Jane Poupelet (1899-1901)
- Honoré Sausse (1891-1936)
- Marie-Louise Simard (1886-1963)
- Paul Troubetzkoy (1866-1938)…
Le travail de Bonney permet aussi de souligner l’attractivité de Paris au début du 20e siècle en tant que capitale artistique : par exemple Arnold Ronnebeck (1885-1945), sculpteur expressionniste allemand, pose pour elle devant sa statue Mariage londonien (Cote : 4C-EPF-006-00985).

© The Regents of the University of California, The Bancroft Library, University of California, Berkeley

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La photographe se rend aussi dans l’atelier d’Ossip Zadkine (1888-1967), devenu musée de la Ville de Paris en 1982 grâce au legs de la peintre Valentine Prax (1897-1981), épouse de Zadkine. Elle fréquente également la sculptrice Chana Orloff (1888-1968) dont l’atelier est situé au 7 bis villa Seurat (14e arrondissement). Construit à la demande de C. Orloff par l’architecte Auguste Perret en 1926 dans une impasse proche du parc Montsouris, cette résidence-atelier abrite la plus grande collection d’œuvres de l’artiste. Cette dernière y travaille de 1926 à 1968.

© The Regents of the University of California, The Bancroft Library, University of California, Berkeley

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Il reste peu d’ateliers de sculpteurs visibles aujourd’hui dans leur intégralité. L’atelier de Constantin Brancusi (1876-1957), qui occupait le 8 puis le 11 Impasse Ronsin (15e arrondissement), est aujourd’hui abrité en intégralité au Centre Pompidou, soit les œuvres achevées mais aussi les ébauches, les meubles, etc. Un an avant sa mort, le sculpteur le lègue à l’État français, sous réserve que celui-ci s’engage à le reconstituer tel qu’il se présentera du vivant de l’artiste.
Il y aurait aussi à étudier les intérieurs de particuliers, collectionneurs ou non. Ils peuvent proposer des sculptures et autres décorations (tapisseries par exemple). On a parfois la chance d’identifier un objet au détour d’un traitement de fonds. Dans une liasse de photographies d’intérieur, on reconnait, déposée sur une cheminée, une statuette de L’Écho des bois par Henri Honoré Plé (1853-1922), élève du sculpteur Mathurin Moreau.

Fonds spécifiques : les fonds de sculpteurs
En complément du travail de T. Bonney, n’oublions pas les rares fonds spécifiques de la Bibliothèque historique constitués par des sculpteurs parisiens comme :
- Naoum Aronson (1872-1943) qui participe, notamment, aux Expositions de 1925 et 1937 (Cote : 4C-EPF-009… ; 2-EPN-… ; 2-EPM-…)
- André Vigneau (1892-1968) : ce fonds de sculpteur-peintre devenu photographe rassemble des projets éditoriaux sur les collections de sculptures au musée du Louvre (Cote : MS-2930 à MS-2984, CP-6227, 1-EPF-007-…, 4C-EPF-007-…, 4-EPR-…., 2-EPR-…. et NN-004-….)
- Un album isolé de photographies anonymes prises par des élèves français à la Villa Médicis à Rome (Italie) et dans le sud de la France (Cote : 4-ALB-0236)24
Enfin, nous pouvons vous renvoyer vers les collections Roger-Viollet qui détiennent le fonds Pierre Choumoff (1872-1936), Albert Harlingue (1879-1964) ou Boris Lipnitzki (1887-1971) : ce dernier photographie plusieurs ateliers d’artistes dans les années 1930 comme ceux des sculptrices Renée Vautier (1898-1991) ou Dora Clarke (1895-1989).
*****
En conclusion de cet article, nos remerciements chaleureux vont à Mesdames Françoise Denoyelle (ENS Louis Lumière – Cité du cinéma), Chloé Lendroit (musée Paul Landowski), Laure de Margerie (Répertoire de sculpture française, Williamstown), Claire Martin (musée du Petit Palais) et Nadège Raymond-Clergue (musée d’Orsay) pour leurs conseils et échanges fructueux.

Pour en savoir davantage sur les sources citées dans cet article :
- June Hargrove, Les statues de Paris : la représentation des grands hommes dans la rue et sur les places de Paris, Paris Albin-Michel, 2000, p. 7 – Cote : 95355 ou Urbanisme/Statues 3 [↩]
- La bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris a numérisé ses négatifs, cote BHDV : Métro C/2-neg1111 [↩]
- Atget, une rétrospective, Paris, Bibliothèque nationale de France-Hazan, p. 237 Cote : 161082 [↩]
- Voir la base A nos grands hommes : À nos Grands Hommes – La monumentalité en cartes postales : Monument : Monument à Gambetta [5276] [↩]
- Les statues de Paris : la représentation des grands hommes dans la rue et sur les places de Paris, Paris Albin-Michel, 2000, p. 108-109 [↩]
- sur ces fontes pendant l’Occupation voir l’article La fonte des grands hommes : Destruction et recyclage des statues parisiennes sous l’Occupation / Christel Sniter, in Terrains et travaux, n° 13, 2007 [↩]
- À nos Grands Hommes – La monumentalité en cartes postales : Monument : Monument à Gambetta [5276] [↩]
- voir l’album retrouvé de Barjac in Philippe Broussard, Le photographe inconnu de l’Occupation, Paris, Seuil, 2025, N. 425, p. 259 Cote : 775036 [↩]
- plusieurs fois réédité, la Bibliothèque historique en possède une édition originale sous la cote 4-RES-0479 [↩]
- Françoise Denoyelle, “Le troisième oeil de Pierre Jahan (1909-2003)” in Faites entrer l’infini : journal de la société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, Vitry-sur-Seine, n° 78, décembre 2024, p. 66 Cote : 4-PER-3465 [↩]
- Michèle Lefrançois, Paul Landowski, l’œuvre sculpté, Nantes, Le Govic, 2009, n*38.33. p. 322 [↩]
- Sur le dispositif d’attribution et la réalisation des espaces pour l’Exposition de 1889, voir le Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 9 janvier 1891, n° 9, p. 129 ou les dossiers concernés aux Archives nationales (France. Ministère du Commerce et de l’Industrie. Commissariat général de l’exposition de 1889 (1884-1890) [↩]
- Sur les affinités artistiques, notamment avec des sculpteurs du quartier de Montparnasse, voir la description du fonds Marc Vaux conservé au Centre Pompidou : https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/archive/PvAylSg et Détails | Bibliothèque Kandinsk [↩]
- pour en savoir davantage, nous vous renvoyons aux Archives nationales : https://francearchives.gouv.fr/fr/findingaid/7b732adab7433f381d006358bd6e1a770c40b9f1 et la base des « Salons et expositions, 1673-1914 » de l’INHA : Base salons [↩]
- voir le catalogue des bibliothèques spécialisées : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/permalink/P-e58b65ba-4587-40cb-addb-575e92334189 [↩]
- voir le catalogue des bibliothèques spécialisées : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/permalink/P-2dd19c11-b4c5-4431-bcc4-51cb851c6207 [↩]
- Overcoming all obstacles : the women of the Académie Julian, New-York, 1999 Cote : 153400 ou 152719 [↩]
- Catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin… exposées aux Tuileries [18e salon d’automne, 26 septembre – 2 novembre 1925], p. 194 Cote : 757206 [↩]
- voir l’article de Léa Ponchel (21/03/2022), BURTY Philippe in Collectionneurs, collecteurs et marchands d’art asiatique en France 1700-1939 – INHA, http://agorha.inha.fr/detail/426 [↩]
- Candice Humbert, Grenoble et ses artistes au XIXe siècle, musée de Grenoble, 2020 [↩]
- Le nom du collectionneur, patron des Grands Magasins du Louvre, est attaché à l’achat auprès de l’American Art Association du tableau L’Angélus de Jean-François Millet en 1890. Cette toile est aujourd’hui grâce à Chauchard au musée d’Orsay : L’Angélus – Jean-François Millet | Musée d’Orsay [↩]
- Sculptures Histoire des collections de sculpture : Sculptures | Musée d’Orsay [↩]
- voir France Lechleiter, Le musée secret de la comtesse de Caen, Paris, Le Passage, 2025 [↩]
- Voir le mémoire de la chercheuse Morgane Hamon sur Gabrielle Hébert, photographe active à la Villa Médicis alors dirigée par son époux entre 1888 et 1891, ainsi que le catalogue de l’exposition du musée d’Orsay “Gabrielle Hébert, Amour fou à la Villa Médicis” en 2025. [↩]
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Caroline Lahaye (22 mai 2026). Les sculptures parisiennes. L'échauguette. Consulté le 16 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/169i4


